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L'influence de l'Amphithéâtre sur l'urbanisme et l'architecture

Construit au bord du rempart antique, il demeure intégré à la ville médiévale, dont l’enceinte se superpose, à cet endroit, à celle de l’époque augustéenne. Occupé jusqu’à la fin du XVIIIe, il est alors adossé à un quartier d’habitation qui s’appuie en partie sur le mur du monument.

Le plan Raymond, qui accompagne le projet d’aménagement de boulevards en lieu et place du rempart médiéval, fait de l’Amphithéâtre un pôle urbain essentiel. Désenclavé, débarrassé de ses constructions intra et extra muros, le monument voit ses abords dégagés en 1809, ce qui lui confère une centralité inédite.

Au XIXe, les immeubles nouvellement construits à proximité font référence aux arches en plein cintre de l’édifice romain. Vers 1840, avec l’arrivée du chemin de fer, un projet urbain d’envergure est conçu à proximité des arènes. Il comprend la création de l’avenue de la gare (l’avenue Feuchères) dans l’axe de la Tour Magne, et le réaménagement de l’Esplanade, à laquelle on ajoute une fontaine sculptée de références antiques. Cette nouvelle entrée de ville établit un premier trait d’union entre la modernité et l’identité romaine.

La construction du palais de justice aux abords des arènes (XIXe), avec un fronton et une colonnade inspirés de la Maison Carrée, consolide l’ambiance romaine des lieux.

Le réaménagement récent du parvis des Arènes (2007), de l’Esplanade (2012) et de l’avenue Feuchères (2013), en promenade végétalisée donne une place majeure aux piétons et aux circulations douces. Le détournement de la circulation automobile s’est imposé dans les projets du XXIe siècle comme une condition de réappropriation des espaces publics dont les monuments sont le centre.

Parvis de l’Amphithéâtre
Nîmes