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L'influence de la Tour Magne et de l'Augusteum sur l'urbanisme

Point culminant de la cité, la Tour Magne devient à partir du XVIIe siècle un élément de repère suivant lequel la ville se redessine.

En 1745, l’ingénieur du roi Jacques Philippe Mareschal est chargé de réaliser des canaux en contrebas, pour alimenter les teintureries situées sur le cours du Vistre de la Fontaine. On découvre alors des vestiges romains majeurs sur le site : un sanctuaire augustéen, composé d’un nymphée, un théâtre antique, d’un temple devenu Eglise au Moyen Âge. Suite à cette découverte, Mareschal s’engage dans un projet plus vaste de valorisation de ces vestiges par la création des Jardins de la Fontaine.

Il propose également la création d’un nouvel axe partant des jardins vers le sud afin de développer les nouveaux faubourgs de la ville. Ce cours, qui sera baptisé Jean Jaurès, constitue depuis l’une des principales artères de Nîmes. Jean-Michel Wilmotte réaménage en 2013 les allées Jaurès, dont le terre-plein central, inspiré des ramblas de Barcelone, offre aux piétons un magnifique espace de promenade.

Au XVIIIe siècle, la création du boulevard Victor Hugo en remplacement du rempart médiéval souligne l’axialité visuelle de l’Amphithéâtre et de la Tour Magne.
Au XIXe siècle, la création de l’avenue Feuchères est conçue également en axialité parfaite avec la Tour Magne, qui se superpose visuellement avec la Fontaine Pradier. Cette avenue, totalement réaménagée en promenade piétonne en 2013, accomplit pleinement sa vocation d’entrée de ville, offrant au voyageur une mise en scène spectaculaire du mariage de l’antique et de la modernité.

Bel alignement de la Fontaine Pradier (XIXe)
avec la Tour Magne

Avenue Feuchères
Reliant la gare au centre-ville