09/12/2015

La restauration des arènes : un diagnostic approfondi

  • Partager sur :

Même si l’Amphithéâtre de Nîmes est le mieux conservé du monde romain, il n’a pas échappé aux outrages du temps passé et du climat. Une vaste campagne de restauration a été lancée par la Ville.

5 travées ont déjà été restaurées (49 à 53) lors d’une première phase de travaux (2009-2015). Les façades ont été traitées en profondeur par des spécialistes de la pierre (archéologues, géologues, conservateurs du patrimoine et historiens).
Cette opération a démontré la fragilité du monument, que son dégagement au XIXe siècle a rendu plus vulnérable aux infiltrations d’eau de pluie. Un diagnostic scientifique approfondi est en cours sur l’ensemble de l’amphithéâtre afin de confirmer et compléter les constats observés sur les cinq arches restaurées et avancer désormais dans une démarche globale de protection, en adéquation avec la candidature de Nîmes à l’Unesco.

Le diagnostic se poursuit donc et, avant de restaurer les 55 autres travées, il apparaît nécessaire de mener des études complémentaires sur l’ensemble du monument, et notamment dans l’espace des gradins appelé « cavea ». Au fil des siècles, le système d’évacuation des eaux de pluie ne joue plus son rôle et doit impérativement être compensé, car les infiltrations au cœur de la pierre s’accélèrent. Plus d’une tonne de pierres est évacuée chaque année, attestant de la fragilisation de l’Amphithéâtre.
Les meilleures compétences scientifiques et les dernières avancées technologiques sont donc rassemblées dans ce nouveau diagnostic pierre à pierre afin d’opter pour les meilleurs choix de restauration. La suite des travaux devrait démarrer au premier trimestre 2017.